Le vide ou l'inconnu ?
Sortir de la zone d'inconfort, voilà que l'été nous invite à réfléchir à ses promesses. L'été de tous les engagements ?
Parce qu'ici on peut déjà agir ? Oui en refusant par exemple de subir une loi Duplomb qui nous en met dans l'aile et acheter de préférence des produits vertueux. Certes c'est plus cher, mais vous connaissez le prix d'un cancer ? Ou peut-être en résistant à l'achat de vêtements neufs via internet ? Et aller plutôt faire un tour du côté des espaces de gratuité ou de seconde vie qui agissent partout autour de nous. Ou encore, en faisant pousser des idées (et des légumes) partout où la terre ré-apparait.
Sous les pavés... le jardin ! C'est la nouvelle révolution ! Si si.
Bien sur, rire avec n·votre gardienne, inclure n·votre voisin ronchon dans un apéro entre ami·es, croire n·votre collegue quand il·elle murmure entre ses lèvres qu'il·elle n'en peut plus de son mari (de son frère, de son patron, de son son son petit patapon, qui la maltraite dès qu'il·elle est seul·e avec lui...). Ouvrir nos oreilles, ne plus museller nos bouches !
S'engager. Plus le choix les ami·es ! C'est maintenant ! Si si.
Demain c'est déjà aujourd'hui. Le modèle culturel explose sous les mauvaises coupes, attaqué en règle depuis le non essentiel d'un soir de mars 2020 ! Se serrer les coudes, réfléchir ensemble, compter les points d'impact aux coeurs des spectateurs et trices ? Comment faire ?
Heureusement elles sont là, déjà là... Les expériences qui ouvrent les portes de demain avec générosité, sororité, ingéniosité.
Heureusement nous, vous, ils et elles sont déjà là, à coté de toi, moi, nous, vous, ils et elles... dans l'espace public du dehors et celui (du dedans) de nos têtes.
L'art peut changer le monde... mais de préférence tout de suite !
Je nous le souhaite car d'autres ont quelques idées (toutes faites) à nous proposer (imposer). À très bientôt dans la rue ! Beaucoup ont préparé des demains aussi chantants que le merle disparait. Encore faut-il ouvrir grands nos bras et nos coeurs pour s'offrir à l'inconnu avant que le vide -de la pensée- ne nous avale purement et simplement.